— Encyclopédie · Les masques de l'édition 2026

Le visible et l'invisible.

Dans la cosmogonie Vodun, le masque n'est pas un déguisement — c'est une entité vivante, le passage par lequel les ancêtres, les esprits gardiens, les forces de la nature reviennent dialoguer avec les vivants.

Egungun

Egungun

Le terme « Egun » vient du yoruba (Kaaro) et signifie « os, squelette », c’est-à-dire « celui qui est mort et qui revient ». « Egungun » est donc la réduplication de « Egun ». Egungun est d’abord une institution dans certaines familles de l’aire Adja-Tado où, à la transition d’un individu ayant mené une bonne vie, les membres de la famille décident de l’immortaliser. Il s’agit d’une béatification qui succède et institue à la fois une ancestralisation, tel que cela est généralement de coutume dans les familles Gbè, et le culte des ancêtres. Au fond, le…

Zangbéto

Zangbéto

D’origine Goun, le terme Zangbéto vient de « zan » qui signifie « nuit » et « gbéto » qui signifie « gardien de nuit ». Il s’agit d’un ordre initiatique dont l’apparence diurne est un masque en paille. Dans la nuit, le Zangbéto est un gardien invisible qui patrouille dans les rues des quartiers, agissant comme une présence dissuasive contre les malfaiteurs. Cette fonction de gardien contribue à instaurer un sentiment de sécurité au sein de la communauté.

Guèlèdè

Guèlèdè

Le mot « Guèlèdè » vient du yoruba « gèlè » = « coiffure, parure » et de « dè » = « arriver ». Il peut donc se traduire par « la parure coiffée arrive ». Proclamé en 2001, ce n’est qu’en 2008 que le Guèlèdè a été inscrit par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. À l’image du Guèlèdè sont attachées deux caractéristiques essentielles : « le caractère ludique du spectacle et ses répercussions thérapeutiques soutenues par la puissance d’Iya ». Le masque Guèlèdè a érigé la société Kaaro en une société de Guèlèdè…

Gounouko

Gounouko

À Hounsa (Porto-Novo), la collectivité des Takpa perpétue la tradition du masque Gounouko, garante de ce patrimoine culturel immatériel. À l’origine, le masque servait d’épouvantail pour éloigner les oiseaux des champs de riz, une culture particulièrement prisée par cette communauté. Il se distingue par des tailles variées et une gestuelle de danse en pivot.

À chaque sortie, le Gounouko marque durablement l’univers culturel local, ancré dans le quotidien et les rites de la communauté.

Kpodji guèguè

Kpodji guèguè

Dans l’aire Adja-Tado, « Kpo » signifie bois, « dji » signifie hauteur, et « guèguè » serait une onomatopée évoquant la nonchalance et le mouvement de balance du masque en déplacement. Le Kpodji Guèguè, ou danseur sur échasses, fait partie intégrante du panthéon Vodun du Bénin et de certains pays comme le Togo. Vêtu d’un costume très coloré et de gants, il ne laisse apparaître aucune partie de la divinité.

Le bois sur lequel il se porte peut atteindre jusqu’à quatre mètres de haut, hissant le masque au-dessus de la foule à chaque sortie.

Hounvè

Hounvè

Aussi appelé « Vodun de tête » ou Tavodun, Hounvè est un Vodun rouge (houn vè), porté fièrement sur les épaules ou la tête. Il se distingue par son paquet sacré orné de plumes rouges de perroquet et symbolise une force spirituelle puissante, notamment liée à Hêvioso, le Dieu de la foudre.

Lors des manifestations, ses adeptes se distinguent en portant le Vodun au dos.

Zaouli

Zaouli

Invité du festival, le Zaouli désigne une danse et une musique populaires pratiquées par les communautés Gouro, dans les départements de Bouaflé et de Zuénoula, en Côte d’Ivoire. Hommage à la beauté féminine, il s’inspire de deux masques, le Blou et le Djela, et se décline en sept masques faciaux traduisant chacun une légende spécifique. Son autre nom, « Djela lou Zaouli », signifie « Zaouli, la fille de Djela ». Le Zaouli associe, dans un même spectacle, la sculpture, le tissage du costume, la musique et la danse. Porteur de l’identité culturelle de ses détenteurs, il joue…

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